01 mai 2013

Le vaguemestre de la frégate légère furtive (FLF) SURCOUF

Nous vous reproduisons ci-dessous un intéressant petit article datant du 27 janvier 2010 extrait du site internet "Journaux de bord : Marine nationale".




Comme à chaque retour à terre, c’est l’effervescence dans le navire. Les commis reçoivent leurs vivres, le navire s’approvisionne en gazole, en eau… et en sacs postaux. Pas moins de 24 sacs pour l’escale de Mombasa, contenant colis et lettres envoyés par les familles, à destination des membres de l’équipage.

Il faut dire que ce nombre au dessus de la moyenne est dû en partie aux cadeaux de Noël qui ont été envoyés à Mombasa en prévision de l’escale du 11 Janvier, qui s’est finalement faite à Djibouti pour des raisons opérationnelles.

Résultat, plus de 300 kilos de courrier nous ont attendus au Kenya pendant plusieurs semaines, auxquels se sont ajoutées les lettres envoyées pour la deuxième escale.




Le courrier, envoyé de France peut ainsi parcourir des milliers de kilomètres et suivre avec plus ou moins de bonheur la route d’un navire. Toujours est il que le SM Dib, le vaguemestre du bord a eu beaucoup de travail ce jour ci.

En effet, il lui incombe de distribuer à qui de droit tous ces colis, très très attendus par l’équipage, qui reçoit là cadeaux et surtout nouvelles des proches. Le SM Dib confie qu’ « avant même l’escale des marins me demandent s’ils vont recevoir du courrier ».

Même si le téléphone et Internet permettent d’échanger très rapidement sur de longues distances, un pli fait toujours bien plus plaisir qu’un e-mail, et lorsque que le vaguemestre voit arriver les marins pour recevoir leur courrier, c’est « avec une petite lueur dans les yeux ».

Mais tout cela ne se fait pas sans labeur : il faut préparer l’arrivée des dépêches, se mettre en contact avec la poste militaire, réceptionner les sacs, vérifier leur intégrité, les ouvrir, et enfin trier toutes les lettres. Autant dire qu’il ne faut pas moins d’une journée entière au SM Dib pour venir à bout de cette montagne et remettre à des marins pressés et impatients leurs colis.

On y trouve parfois d’odorante surprise lorsque « certaines familles ont la bonne idée d’envoyer de la nourriture dans un pays chaud… », qui ne manquent pas de pourrir et d’exhaler de suaves senteurs.




160 marins qui reçoivent du courrier génèrent ainsi une forte quantité de lettres. Mais ils écrivent aussi : plus de 25 kilos pour la seule dernière escale !

Il existe donc à bord un système de boites aux lettres, et une véritable agence postale : le vaguemestre y vend plus de 1000 timbres par an lorsque le navire est en mission, enveloppes, etc…afin d’assurer la réciprocité des échanges.

Et c’est ainsi que chacun peut recevoir sa lettre, ses cadeaux, et des vœux de bonne année avec un très léger retard, à plus de 6000 km de nos foyers …

26 avril 2013

L'agence postale militaire terre de La Martinerie

L'arrêté n° 414 du 19 février 1958 portant création des agences postales militaires indique que "des agences postales peuvent être installées sur les territoires métropolitains et des départements d'outre-mer dans des camps. Ces établissements secondaires reçoivent la dénomination d'agences postales militaires (Terre, Marine ou Air)".

L'instruction du 19 février 1958 prise en exécution de cet arrêté précise quant à elle que "une agence postale militaire peut être installée dans un camp ou base militaire éloignée de tout bureau de poste et dont l'effectif réglementaire, tel qu'il résulte du tableau de composition de l'Armée, atteint au moins le chiffre de 1.000 hommes (officiers, sous-officiers, hommes de troupe, P.M.F.F.A. et personnels civils. L'agence porte le nom de la désignation du bureau d'attache, suivi, selon le cas, de l'un des mots : Terre, Marine, Air".

Contrairement à la Marine nationale et l'armée de l'Air, l'armée de Terre ouvrit très peu d'agences postales militaires. Les unités de l'armée de Terre étant souvent implantées dans des villes, leur courrier était expédié via la poste civile locale.



Le camp de La Martinerie


L'agence postale militaire terre la plus ancienne et la plus connue est celle du camp de La Martinerie, dans la garnison de Châteauroux. Située à proximité de la commune de Déols, cette ancienne base aérienne de l'OTAN abrita successivement les unités suivantes :
  • 1968 à 1976 : centre d'instruction du service du matériel (CISM),
  • 1976 à 1998 :  école de spécialisation du matériel (ESMAT),
  • 1998 à 2012 : 517ème régiment du train.


Rattachée à la recette principale des postes de Châteauroux, cette agence postale militaire terre fut créée le 02 mai 1969.

Elle a fermé ses portes à l'été 2012 suite à la dissolution du 517ème régiment du train.



Courrier officiel en franchise avec cachet du chef de corps du
centre d'instruction du service du matériel et timbre à date de
l'agence postale militaire terre de La Martinerie (24 février 1970)


L'agence était dotée de timbres à date manuels ainsi qu'une machine à oblitérer SECAP, avec lignes ondulées ou flammes temporaires.



Oblitération mécanique SECAP avec flamme temporaire (24 avril 1972)



Oblitération mécanique SECAP avec lignes ondulées (10 novembre 1993)

25 avril 2013

Le service postal à l'international pour la défense (suite)

Nous reproduisons ci-dessous un article consacré au service postal à l'international pour la défense (SPID) tiré du magazine "ARMEES D'AUJOURD'HUI" n° 377 de février 2013.



16 avril 2013

Le service postal à l'international pour la défense (SPID) - Marine Nationale

Le service postal à l'international pour la défense (SPID) est chargé de concentrer, conditionner, acheminer et distribuer les plis à destination et en provenance des personnels de la Défense Nationale en milieux hostiles, des théâtres d'opérations militaires ou des bâtiments de la Marine Nationale en escale.

Implanté à Roissy, le "HUB ARMEES" a pris la suite du centre de tri interarmées de Paris qui a fermé ses portes le 12 octobre 2012.




Le courrier transitant par le "HUB ARMEES" de Roissy est oblitéré à l'aide d’une machine à affranchir NEOPOST portant le numéro HU 543739.

Cette machine est en service depuis le 15 octobre 2012. 



Enveloppe avec cachets de la frégate COURBET, timbre-poste oblitéré
avec la machine à affranchir du SPID de Roissy (26 mars 2013)


Les vaguemestres des bâtiments de la Marine nationale ont été dotés de cachets dateurs rectangulaires, d’un format de 56 x 30 mm, comportant la mention "V SPID" (V pour Vaguemestre et SPID pour Service Postal à l’International pour la Défense) suivie du numéro de secteur postal du bâtiment à cinq chiffres, issu de la série 10000.



SP 10369 = frégate anti sous-marine
(FASM) "Georges LEYGUES"



SP 10585 = aviso "Lieutenant de
vaisseau LE HENAFF"



SP 10675 = bâtiment de projection et de
commandement (BPC) "MISTRAL"



SP 10828 = bâtiment de commandement et
de ravitaillement (BCR) "SOMME"


Ces cachets dateurs qui servent à identifier les bâtiments ne sont normalement pas destinés à oblitérer les timbres-poste. Cependant, ces cachets ont été observés comme marques d'annulation de timbres-poste.



Enveloppe avec cachet du bâtiment de commandement et de ravitaillement
SOMME et cachet dateur "V SPID 10828" (30 mars 2013)


L'ensemble des bâtiments de la Marine nationale a été doté d'un secteur postal à cinq chiffres suivi du code postal "00100 HUB ARMEES" qui constitue désormais leur nouvelle adresse postale.

A noter que le code postal "00200 HUB ARMEES" est réservé au courrier des armées de Terre et de l'Air.

04 avril 2013

La réactivation du bureau postal interarmées 626 au Mali

Le bureau postal interarmées 626 a été réactivé afin de desservir les militaires français de l'opération SERVAL au Mali.

Nous ne connaissons ni sa date d'ouverture (vraisemblablement à la mi-janvier 2013), ni son implantation (probablement à BAMAKO où se trouve le poste de commandement interarmées de théâtre de l'opération).



Enveloppe avec cachet du colonel commandant adjoint de la
Brigade Serval au Mali et timbre à date avec flèche postale
du bureau postal interarmées 626 (29 mars 2013)


A noter qu'un bureau portant ce numéro fonctionna déjà à quatre reprises en Afrique pour des missions de courte ou de moyenne durée :


23 mars 2013

L'écusson de bras modèle 1945 de la poste aux armées (suite)

En complément à nos précédents billets (billet 1 et 2) consacrés à l'écusson de bras modèle 1945 de la poste aux armées / poste interarmées, nous vous présentons ci-dessous un nouveau modèle de cet écusson.




Ce modèle constitue en fait une erreur de fabrication d'un maître-tailleur puisque l'écusson de bras comporte un huchet suspendu à un glaive (qui est le motif du fourreau d'épaule du service de la poste aux armées / poste interarmées) et non deux huchets de maître de poste croisés.

15 février 2013

Un courrier accidenté




Un avion Douglas DC-4-1009 de la compagnie Air France, qui assurait une ligne régulière entre Saïgon et Paris, s'est écrasé en mer, à l'approche du Bahreïn, le 12 juin 1950, tuant 46 des 52 membres d'équipage et passagers.

L'avion transportait du courrier et quelques correspondances furent récupérées dans les épaves flottantes de l'avion. Elles reçurent l'empreinte d'une griffe horizontale "COURRIER ACCIDENTE".



Courrier officiel en franchise militaire avec cachet "Marine Nationale -
Service à la mer", timbre à date "POSTE NAVALE" du bureau naval 91
 de Saïgon et griffe horizontale "COURRIER ACCIDENTE" (09 juin 1950)

30 décembre 2012

Le service postal à l'international pour la défense (SPID) - Politique d'affranchissement

Nous vous présentons ci-dessous un article tiré du blog "EPOUSES EMIA DJIBOUTI" concernant le nouveau système d'acheminement du courrier des militaires déployés à l'étranger.


SPID : SERVICE POSTAL INTERNATIONAL DE LA DÉFENSE / POLITIQUE D'AFFRANCHISSEMENT (extrait de la note d'information N° 2 relative au SPID, datée du 21 décembre 2012)

La question de la politique d’affranchissement

Des interrogations commencent à se faire jour sur la question des coûts d'affranchissement des envois postaux et de l'évolution par rapport au système actuel. Le système qui est déjà en place pour le courrier et qui entrera en vigueur au 1er mars 2013 pour les colis a été défini par la directive du CEMA sur la CPO émise en 2008 [1].

Pour bien comprendre la nouvelle politique tarifaire, il est indispensable d'examiner d'abord la politique ancienne et les entités qui en supportent les coûts.


La politique tarifaire du modèle SPIA (Service de la Poste Interarmées)

Elle est identique sur la voie import et la voie export.

Le courrier

Les lettres de moins de 20 g sont affranchies au « tarif national », les coûts supplémentaires liés à l'international sont supportés dans le cas général par l'opérateur « La Poste ». Les lettres de plus de 20 g font l'objet en plus d’une « surtaxe aérienne » dépendant du poids de la lettre mais pas de la destination. La différence de coût entre cet affranchissement spécifique et les coûts réels sont supportés par la Poste.

Les colis

En dehors des colis à destination des FFECSA, de l'opération Pamir [2] et des Eléments Français au Sénégal [3] (EFS), affranchis au tarif national, les autres destinations font l'objet d’une tarification « Colissimo outre-mer ». Là encore, les surcoûts éventuels sont supportés par la Poste. En conclusion, la Poste sponsorise l'acheminement de la « poste militaire » et ces coûts sont donc répartis sur l'ensemble des clients de la Poste.

Cette situation est économiquement anormale et un changement de tarification aurait dû survenir en 2006 sur la base des textes définissant les nouveaux statuts de l'entreprise « La Poste » et du soutien à fournir aux armées pour le service de la poste interarmées. Ceci n'a pas été fait en raison du début des réflexions sur le système qui se met aujourd'hui en place.


La politique tarifaire du modèle SPID (Service Postal International de la Défense)

Le courrier

Les envois du type « lettre » font l'objet d'une tarification identique dans les deux sens. Les courriers sont affranchis au tarif national par les expéditeurs. Les surcoûts liés au traitement international sont supportés par le ministère au titre de la condition du personnel. Pour ces « objets postaux », la situation nouvelle est plus favorable, que ce soit pour les correspondants des militaires ou pour les militaires eux-mêmes.

Les colis

Les colis font l'objet d'une politique différenciée entre l'export (de France vers les militaires) et l'import (des militaires vers la France).

A l'export, l'affranchissement par les familles s'effectuera au tarif national, le surcoût étant couvert par le ministère au titre de la condition du personnel. Ceci constitue une amélioration sensible de la situation et répond à une demande récurrente adressée au Ministre.

En revanche, il a été décidé de laisser entièrement la charge de l'affranchissement international aux militaires déployés. Ceci correspond à une dégradation des conditions tarifaires offertes. Cette orientation prise en 2008 a fait l'objet de discussions avec les états-majors d'armée. Deux arguments ont motivé cette décision :  

- l'importation de marchandises est une activité fortement réglementée et le ministère ne saurait être lié aux actes privés de ses ressortissants, ne serait-ce que pour avoir financé le transport desdites marchandises ;

- les colis les plus lourds servent régulièrement à la réexpédition des « excédents de bagages », ce qui constituerait une charge indue alors que ceux-ci peuvent être transportés au titre du « fret ».


En résumé, la politique tarifaire mise en place au titre du SPID favorise l'ensemble des expéditeurs pour le courrier et les correspondants des militaires » pour l’envoi des colis vers les militaires.

Elle crée une surcharge pour les militaires envoyant des colis vers la France. L'état-major des armées n'a pas cru devoir contribuer à la couverture de ces surcoûts pour les raisons exposées ci-dessus et a jugé qu'ils étaient admissibles sur la base d’envois « raisonnables ».

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[1] Lettre 284/DEF/EMA/SC-ORG/NP du 7 novembre 2008
[2] Cette dernière est actuellement desservie par voie aérienne militaire, donc sans coûts supplémentaires pour la Poste.
[3] Les EFS sont soutenus par la poste civile, les tarifs internationaux s'appliquent donc dans les deux sens.

28 décembre 2012

Les fourreaux d'épaule du service de la poste aux armées (suite)

En complément à notre précédent billet consacré aux fourreaux d'épaule du service de la poste aux armées (devenu service de la poste interarmées en avril 2002), nous vous présentons ci-après un fourreau d'épaule avec grade de commandant.




Ce grade d'assimilation au sein de la hiérarchie militaire de commandant correspond au niveau de qualification de La Poste de cadre de second niveau (à partir du 11ème échelon) ou de cadre de niveau supérieur de premier niveau (jusqu'au 9ème échelon), selon le décret n° 2004-706 du 14 juillet 2004 portant dispositions statutaires relatives aux fonctionnaires de La Poste détachés au sein du service de la poste interarmées.

Précédemment, ce grade d'assimilation correspondait aux fonctions ou emplois de l'administration des postes et télécommunications suivantes : directeur départemental adjoint, administrateur de 2ème classe, inspecteur principal, inspecteur principal adjoint, attaché principal d'administration centrale ou inspecteur central (en possession de l'indice maximum).

08 décembre 2012

"La poste militaire 1943 - 1945"

La section "marcophilie militaire moderne" de l'Amicale Philatélique et Marcophile Colmarienne vient de publier une nouvelle brochure consacrée à "LA POSTE MILITAIRE 1943 - 1945".




Cette brochure d’une cinquantaine de pages est une réédition d’une très intéressante étude sur « LA POSTE MILITAIRE 1943 - 1945 » publiée en février 1948 par le général de division MERLIN (Directeur général du service des transmissions), le colonel MULLER et le lieutenant-colonel GRAS.

Cette brochure est en vente au prix de 15 euros + frais de port chez l'auteur de ce blog.

05 décembre 2012

Tablettes numériques versus papier à lettre

Nous vous présentons ci-dessous un article tiré du site internet Tarbes en direct publié le 22 novembre 2012 :


TABLETTES NUMÉRIQUES VERSUS PAPIER À LETTRE

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

Nous sommes le 16 novembre 2012, il est 4 heures du matin sur le camp de Deyr Kifa au Sud Liban, où sont basés les militaires tarbais. Le ballet des colis jaunes commence. Pour le soldat en opération extérieure, internet n’a pas encore évincé le courrier traditionnel.




Les sacs du service postal laissent entrevoir des lettres et paquets en nombre… arrivant de France. Quelques heures plus tard, une fois le soleil levé, les militaires du 1er RHP et du 35e RAP ne sont pas en reste. A chaque arrivée du « facteur », c’est toujours la même histoire. Une fois le bonheur du colis reçu, arrive le moment de découvrir les petits trésors envoyés par la famille. C’est d’ailleurs avec justesse et sourire que le capitaine P. précise qu'une « tablette de chocolat, un saucisson ou des rillettes du sud-ouest, ça ne s’envoie pas en pièce jointe de mail ». La réception d’un colis, c’est l’assurance d’un moment partagé, entre soldats, pour profiter ensemble des spécialités culinaires et autres douceurs expédiées de France.

Hotmail, gmail, yahoo et autre boîtes mail, bien qu'utilisées quotidiennement ne remplaceront jamais les couleurs d’un paysage couché sur un papier glacé ni la poésie de quelques lignes signées de ses proches.




A l’heure des nouvelles technologies, la correspondance demeure un moyen d’échange impérissable. Pour preuve, chaque mois le service de la poste interarmées brasse pas moins de 600 kg de courrier entrant et 200 kg de courrier sortant, en intervenant trois fois par semaine.

A chacun son mode de communication, certains resteront fidèles au papier à lettres alors que d’autres, connectés sur Skype, le casque scotché aux oreilles, appartiennent à la génération 2.0. C’est une belle histoire que de pouvoir échanger, entre la France et le Liban, de pouvoir se raconter sa journée entre Tarbes et Deyr Kifa. Ce n’est donc pas à la lueur des balles traçantes, comme nos anciens, mais à celle de la web cam, que les militaires et leurs familles restent connectés !

Les tarbais en mission au Liban

Sous les ordres du colonel Peltier, chef de corps du 1er RHP, près de 300 soldats tarbais arment la Force Commander Reserve (FCR). Placée directement sous les ordres du général commandant la FINUL, le général italien Paolo Serra, la FCR est l’élément d’intervention d’urgence de la force. Basée à Deyr Kifa, elle est en mesure d’intervenir sur court préavis (moins de trois heures) dans tout le Sud Liban, pour faire appliquer la résolution 1701.  Les militaires du 1er RHP et du 35e RAP, projetés pour 6 mois, rentreront à Tarbes en mars 2013.




Le + de TED :

Partenariat entre la direction de La Poste Midi-Pyrénées Ouest et le 1er RHP

Ce partenariat a pour objectif de soutenir les familles de militaires dans leurs démarches postales, notamment lorsque les militaires sont en mission à l’étranger.

Pour la 4ème année consécutive, La Poste participe aux réunions préparatoires aux départs en opérations extérieures (OPEX), afin de fournir aux militaires et à leurs familles toutes les informations pratiques sur les services les mieux adaptés lors de leur séjour : services téléphoniques, service des lettres et colis et services à la personne.




« Tablettes numériques versus papier à lettre » est une exclusivité Tarbes En Direct. Photos © D.R.

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1er RHP = 1er Régiment de hussards parachutistes (basé au Quartier Larrey de Tarbes)

35e RAP = 35ème Régiment d'artillerie parachutiste (basé au Quartier Soult de Tarbes)


30 novembre 2012

La Poste et Sodexo au service de l'armée

Nous vous proposons ci-dessous la reproduction d'un petit article publié le 29 novembre 2012 dans la rubrique "Actualités" du site internet Les Echos.fr :


La Poste et Sodexo au service de l'armée


Par Lionel Steinmann | 29/11 | 07:00

La Poste et Sodexo ont annoncé, hier, la création d'un consortium destiné à assurer les services postaux pour les 19.000 militaires de l'armée française affectés dans des bases à l'étranger. Jusqu'à présent, cette fonction était assumée par la poste interarmées, avec des fonctionnaires de La Poste détachés au ministère de la Défense. Mais ce service a été progressivement démantelé, le ministère souhaitant externaliser ce qui ne relève pas du coeur de l'action militaire - et sans doute réaliser des économies par ce biais.
La Poste et Sodexo se sont vu confier ce nouveau marché pour une durée de quatre ans. L'entreprise publique se chargera de l'acheminement des plis et des colis, puis ceux-ci seront distribués par les vaguemestres, ou bien par les personnels de Sodexo présents sur place dans le cadre des contrats déjà négociés avec l'armée (restauration, nettoyage…). Ils recevront aussi une formation de La Poste pour collecter le courrier des militaires et le cas échéant prendre en charge «  l'implantation ex nihilo d'agences postales en théâtre hostile », précise un communiqué.
Lionel Steinmann, Les Echos

25 novembre 2012

La fermeture de "Paris Tri Interarmées"



Une partie du personnel de "Paris Tri Armées"
à la caserne de Reuilly en décembre 2010


Point central du réseau postal militaire, le bureau central militaire "C" reprit son activité alors que les bureaux temporaires civils (BTC) hérités de la Seconde Guerre mondiale disparaissaient.

Implanté depuis le 16 août 1945 à la caserne de Reuilly (Paris 12e), il fut baptisé "Paris Tri Armées" le 1er mars 1991 lors de l'inauguration des nouveaux locaux succédant à des locaux vétustes et exigus au regard du trafic à écouler selon les périodes.




Suite à la création du service de la poste interarmées, il a été rebaptisé en "Paris Tri Interarmées".

De toutes les campagnes, le personnel de ce centre de tri des armées, représentait un tiers du personnel du service et assurait l'acheminement du courrier et des colis au profit des militaires engagés à l'extérieur du territoire national.




Suite à la réorganisation du service de la poste interarmées, le centre de tri interarmées de Paris a expédié ses dernières dépêches le 12 octobre 2012. Les locaux ont réellement été fermés le 29 octobre 2012.

Depuis lors, le courrier codifié "00xxx ARMEES" est dirigé vers le "Hub Armées" de la plateforme industrielle courrier (PIC) de Roissy.

14 novembre 2012

Le service postal à l'international pour la défense (suite)

Nous vous présentons ci-dessous la reproduction d'une convention du 04 novembre 2012 des Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDJ) portant une évolution pour la poste aux armées.

Il présente le nouveau système de desserte postale des militaires français en poste à l'étranger.






22 septembre 2012

L'insigne de la poste militaire et de la poste aux armées

Le décret du 05 octobre 1923 indique que l'insigne de la poste aux armées, plus communément appelée poste militaire à l'époque, est modifié en raison de la séparation du trésor aux armées et de la poste aux armées.

La feuille de chêne sommée d'un gland depuis 1900 (conservée par le trésor aux armées) est remplacée par une tige de myosotis stylisée avec fleurs et feuilles, de couleur argent sur fond noir. La "fleur du souvenir" ou le "Ne m'oubliez pas" devint ainsi l'emblème du postier aux armées.




Ce ne fut qu'après la Seconde Guerre mondiale que l'insigne de la poste aux armées acquit ses lettres de noblesse, comme d'ailleurs les autres formations de l'armée de terre, avec la création en 1945 du bureau de la symbolique militaire qui homologua, comme insigne distinctif du service, la tige de myosotis.

Mais très rapidement, un nouveau projet d'insigne avec un nouvel attribut fut mis à l'étude en vue de remplacer le myosotis accompagné de sa devise "afin que nul n'oublie", certes en phase avec la symbolique postale, mais jugée néanmoins pas assez militaire !!

Le projet vit le jour en 1948 et l'insigne fut homologué le 11 mai 1949, sous le numéro H 725, par le bureau d'homologation de la symbolique militaire, devenu en 1961 la section de la symbolique militaire du service historique de l'armée de terre.



Ce nouvel insigne se compose de deux huchets séparés par un glaive. Le huchet était une sorte de cor ou cornet utilisé au XVIIIe et au début du XIXe siècle par les postillons (conducteurs d'attelage de voiture de poste) pour avertir les passants et les inviter à s'écarter, mais aussi pour prévenir le relais de leur arrivée, et la nuit, obtenir l'ouverture des portes de la ville).

Cet attribut, devenu réglementaire, devait contribuer à renforcer l'esprit de corps et les traditions du service.





15 septembre 2012

Les fanions de la poste aux armées

C'est au général de brigade Roland BERNARD, directeur central de la poste aux armées de 1976 à 1989, que revient l'initiative d'avoir conçu un modèle de fanion pour la direction centrale de la poste aux armées ainsi que deux autres fanions pour les deux compagnies de poste militaire.

Tous ces fanions furent homologués le 17 mars 1986 par la section de la symbolique militaire du service historique de l'armée de terre (SHAT).

Le fanion de la Direction centrale le fut sous le numéro G.3133 et la fiche d'homologation le décrit ainsi :

- dimensions : 50 x 50 cm

- avers : bleu foncé entouré d'une bande grise de 5 cm de largeur au centre, reproduction de l'insigne interarmées d'or d'une hauteur de 20 cm maximum, inscription en capitales d'or de 4 cm sur deux lignes : au dessus de l'insigne, "SERVICE DE LA POSTE", au dessous de l'insigne "AUX ARMEES".




- revers : chamois, au centre reproduction de l'insigne de la poste aux armées d'or d'une hauteur de 20 cm




- piques et franges : or


Les fanions des 1ère et 2ème compagnies de poste militaire furent homologués respectivement sous les numéros G.3134 et G.3135.

Ils différaient de celui de la Direction centrale par leurs dimensions : 40 x 30 cm et la hauteur des inscriptions : 3 cm.





A l'avers figurait l'insigne du service et au revers les inscriptions : "1ère COMPAGNIE DE POSTE MILITAIRE" et "2e COMPAGNIE DE POSTE MILITAIRE".



Revers des fanions des 1ère et 2ème CPM



A l'occasion de la remise du fanion à la 2ème compagnie de poste militaire d'Offenbourg (Allemagne), un bureau temporaire rattaché au bureau postal militaire 510 fut doté le 20 mars 1987 d'un timbre à date grand format illustré.







Sources : "Le service postal dans les armées 1968-2010" de Pierre COUESNON


08 septembre 2012

Les uniformes de la poste navale (suite)

En complément à notre précédent billet concernant les uniformes de la poste navale, nous vous présentons ci-dessous un extrait du bulletin officiel de la marine (BOM) de 1958 consacré au corps spécial de la poste navale.




Le personnel non officier de la Poste navale portait comme insigne de corps les lettres P.N. en caractères gothiques disposés au milieu d'une ancre.

L'insigne de corps, brodé en fil d'or pour les officiers mariniers, en rayonne rouge pour les quartiers-maîtres et matelots, était porté :

  • à chaque angle du col du veston en drap et du manteau,
  • sur les pattes d'épaules et manchons demi-souples avec les vêtements en toile.



02 septembre 2012

La tape de bouche de la poste navale de Toulon (suite)

En complément à notre précédent billet concernant la tape de bouche de la poste navale de Toulon, nous vous présentons ci-dessous une tape de bouche en bronze en forme de boîte de 8 cm de diamètre avec pourtour chromé.






01 septembre 2012

Les uniformes de la poste navale

Etant donné que la symbolique de la marine diffère de celle de l'armée de terre, celle de la poste navale est donc différente de celle de la poste aux armées.

La poste navale n'avait ni fanion, ni insigne de corps, comme la poste aux armées.

La spécificité de la symbolique de la poste navale se résumait à des parements différents encadrant les galons du personnel officier et des insignes de spécialité selon la catégorie du personnel officier marinier, définie par l'arrêté du 03 septembre 1947 du ministre de la Marine, entré en vigueur le 1er janvier 1948.

Pour les officiers de la poste navale détachés de La Poste, la distinction avec les autres officiers de marine se limitait aux parements de velours blanc qui encadraient les galons correspondant au grade d'assimilation, et ce sur les manches de la veste et sur les épaulettes et fourreaux portés sur la chemise et le pull.



Epaulette d'officier de 1ère classe de la
poste navale (Lieutenant de vaisseau)



Fourreau d'épaule d'officier de 1ère classe de la poste navale



Galons d'officier de 1ère classe de la poste
navale sur le bas de la manche de la vareuse


Les boutons de la vareuse et le macaron de casquette étaient les mêmes que pour les officiers de marine.






Le personnel de la poste navale n'ayant pas rang d'officier portait la tenue et les marques distinctives du personnel du corps des Equipages de la Flotte ainsi qu'un insigne particulier, cousu sur le haut de la manche gauche et constitué par les lettres "PN" (pour poste navale) dans un cadre circulaire.

Cet insigne était brodé en soie jaune pour le personnel ayant rang d'officier marinier et en soie rouge pour le personnel ayant rang de quartier-maître et matelot.



Insigne de la poste navale
pour quartier-maître et matelot



Insigne de la poste navale
pour officier marinier



Maître principal de la poste navale