28 août 2018

Le plan "PATEC" de la poste aux armées

La direction centrale de la poste aux armées a mis au point un plan PATEC (poste aux armées en temps de crise) qui pouvait être activé, sur ordre du ministre de la Défense, en période de crise intérieure grave.

Du matériel postal gravé était en dépôt dans les différentes divisions dépendant des régions militaires :

  • timbre à date "POSTE AUX ARMEES" à étoiles ;
  • timbre à date "POSTE-AUX-ARMEES" numérique ;
  • griffe horizontale "POSTE-AUX-ARMEES" avec ou sans numéro de poste comptable ;
  • griffe horizontale "B.P.M. *** ;
  • cachet de poste comptable.

Le décret du 18 février 1946 relatif à l'organisation territoriale militaire en métropole et en Algérie créa dix régions militaires : 1ère (Paris), 2e (Lille), 3e (Rennes), 4e (Bordeaux), 5e (Toulouse), 6e (Metz), 7e (Dijon), 8e (Lyon), 9e (Marseille) et 10e (Alger).

Cinq divisions étaient rattachées à la 6e Région Militaire. En cas de crise, un bureau postal militaire (issu de la série 100 suivi d'une lettre) aurait été activé dans chacune de ces divisions :

  • BPM 106 A à NANCY ;
  • BPM 106 B à STRASBOURG ;
  • BPM 106 C à CHALONS-SUR-MARNE (aujourd'hui CHALONS-EN-CHAMPAGNE) ;
  • BPM 106 D à DIJON ;
  • BPM 106 E à BESANÇON (numéro de poste comptable 96-421) ;


Empreintes des matériels gravés prévus pour le bureau postal militaire 106 E :



26 août 2018

La gestion du matériel technique gravé de la poste aux armées

La fiche technique N° 4/MAT de la documentation de base de la poste aux armées (fascicule I : cabinet - secrétariat - équipement) indique :

1. GENERALITES

Les différents types de matériels techniques gravés, qu'ils soient en service ou en maintenance, sont codifiés de la manière précisée en annexe.

Les divers mouvements en la matière qui se traduisent par une dotation, un reversement ou un échange de matériel usagé, donnent lieu, pour ce qui concerne les organismes directement subordonnés à la direction centrale de la poste aux armées (DCPA), les "détenteurs-dépositaires", aux formalités prévues dans le chapitre 2 suivant.

Les matériels gravés en service sont placés sous la responsabilité des détenteurs. Ils doivent faire l'objet, avec soin et vigilance, de toutes les mesures prescrites par la réglementation et relative soit à leur sécurité et leur entretien, soit à la lisibilité et l'exactitude des empreintes correspondantes.

2. MOUVEMENTS

Les demandes de mouvement de matériels gravés sont établies, comme pour le matériel de fonctionnement et d'équipement, sur MAT/PA.5 adressé à la DCPA qui donne toutes directives nécessaires au moyen de MAT/PA.6.

Les demandes de dotation et d'échange doivent être formulées suffisamment à l'avance en raison des délais de confection desdits matériels (2 à 3 mois).

3. REFORME

Les demandes éventuelles de réforme sont également transmises sur MAT/PA.5 à la DCPA qui prescrit soit un ordre de reversement, soit un échange de matériels.

4. INVENTAIRE

Les détenteurs-dépositaires de la poste aux armées renvoient à la DCPA des états comparatifs MAT/PA.11 soit lors de chaque changement de gestion soit occasion-nellement à l'initiative de la DCPA.



Annexe à la fiche technique n° 4/MAT
Nomenclature du matériel technique gravé (Juin 1998)



Accusé de réception d'un ordre de prise en compte MAT/PA-6 adressé par le
bureau budget-équipement de la DCPA au bureau postal militaire
Paris Armées 02 Annexe 1 de Rambouillet pour une machine à
oblitérer SECAP type HM (07 février 1996)



Accusé de réception d'un ordre de prise en compte MAT/PA 6 adressé par le
bureau logistique du DCSPI au bureau postal militaire Paris Armées
Rambouillet pour une couronne de machine à oblitérer SECAP (24 août 2007)



Etat comparatif des matériels gravés MAT/PA 11 du bureau
postal militaire 610 de Djibouti (07 juin 1999)



Etat comparatif des matériels gravés MAT/PA 11 de l'agence postale
militaire de la marine de Toulon Lamalgue (22 juin 1999)



Etat comparatif des matériels gravés MAT/PA 11 du bureau
postal interarmées de Brest (11 juillet 2007)

25 août 2018

Le bureau naval 55 de Londres

Le bureau naval "LONDRES NAVAL" fonctionna du 18 août 1944 au 31 mars 1946 sous l'appellation de "Bureau Naval 55". Ce bureau avait la particularité d'être rattaché à la recette principale des postes de la Seine.

Le "Bureau Naval 55" joua un rôle important dans la transmission du courrier qui lui parvenait de Paris à destination des unités françaises du Pacifique, par l'intermédiaire du bureau postal militaire britannique de Newhaven, puis d'un bureau postal militaire américain.

Ce bureau fut doté du matériel gravé suivant :

  • timbre à date numérique "POSTE NAVALE / BUREAU N° 55"
  • timbre à date anonyme "POSTE NAVALE" sans ancre
  • griffes horizontales "BUREAU NAVAL N° 55" et "BUREAU NAVAL / N° 55" sur une ou deux lignes
  • griffe horizontale "POSTE NAVALE FRANCAISE / LONDRES"
  • cachet de recommandation rectangulaire "BUREAU NAVAL / N° 55"




Griffe horizontale "POSTE NAVALE FRANCAISE / LONDRES"




Griffe horizontale "BUREAU NAVAL / N° 55"




Cachet de recommandation "BUREAU NAVAL N°. 55"




Enveloppe recommandée avec griffe horizontale, cachet de recommandation et
timbre à date muet "POSTE NAVALE" du bureau naval 55 (25 janvier 1946)

27 juillet 2018

Un article du périodique "La POSTE" consacré à la poste aux armées

Le mensuel "La POSTE", édité entre 1978 et 1982 par la Direction générale des postes de Paris, comporte dans son numéro du 15 octobre 1980 un intéressant article de quatre pages intitulé "LA POSTE AUX ARMÉES - Le courrier, c'est le moral des troupes".






25 juillet 2018

Une commission de vaguemestre de la Marine nationale (suite)

En complément à notre récent billet consacré à une commission de vaguemestre de la Marine Nationale, nous vous présentons ci-dessous des reproductions recto/verso d'un autre modèle de commission de la poste navale de la IIIe Région maritime (dont le siège est à Toulon) découvert sur internet :

  • Commission de vaguemestre du Quartier-maître de 1ère classe Loïc HAMONOU, vaguemestre du bâtiment de commandement LA CHARENTE, près le bureau postal naval de Toulon, à compter du 29 mars 1983. 






  • Commission de vaguemestre du Quartier-maître de 1ère classe Loïc HAMONOU, vaguemestre du transport de chalands de débarquement LA FOUDRE, près le bureau postal naval de Toulon, à compter du 09 avril 1984. 




23 juillet 2018

Suppression de la franchise militaire de la FINUL (suite)

En complément à notre précédent billet consacré à la suppression de la franchise postale pour les casques bleus français de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), nous vous présentons ci-dessous une lettre du 24 novembre 2009 du colonel William JEAN-BAPTISTE, directeur du service de la poste interarmées, adressée au chef d'escadron Didier ROSTOLLAN, commandant du soutien (COMSOUT) de l'opération Daman par suppléance, expliquant les raisons du non renouvellement de la convention entre l'Organisation des Nations Unies et La Poste concernant la franchise postale.




Le dernier envoi au départ du Liban contenant du courrier "FREE MAIL" date du 02 décembre 2009. 



Cachet de franchise militaire de la FINUL
(02 décembre 2009)

21 juillet 2018

Une commission de vaguemestre de la Marine nationale

En complément à nos précédents billets consacrés aux commissions de vaguemestre (billets 1 et 2), nous vous présentons ci-dessous un modèle spécifique à la poste navale de Toulon, sur bristol de couleur verte, d'un format de 102 x 125 mm.

Il s'agit de la commission de vaguemestre du Second-Maître Gérard NALIN, vaguemestre de l'escorteur d'escadre GUEPRATTE de la Marine nationale, auprès du bureau postal militaire 640.

Le bureau postal militaire 640 fonctionna à BEYROUTH (Liban) du 27 août 1982 au 13 septembre 1982 afin de desservir la Force multinationale d'interposition à Beyrouth (FMI), puis du 27 septembre 1982 au 25 mars 1984 au profit de la Force multinationale de sécurité de Beyrouth (FMSB).

Établie à Beyrouth (mention "Toulon" rayée), cette commission de vaguemestre comporte les signatures du vaguemestre et du commandant de l'escorteur d'escadre GUEPRATTE ainsi que celle du chef de service du bureau postal militaire 640, qui y a apposé l'empreinte de son timbre à date manuel "POSTE AUX ARMEES" numérique (03 décembre 1982).



Commission du vaguemestre de l'escorteur d'escadre GUEPRATTE (1982)



L'escorteur d'escadre GUEPRATTE se rendit en mer Méditerranée orientale dans le cadre de la mission "OLIFANT 7" qui avait pour but de soutenir les troupes françaises déployées dans Beyrouth.

Il appareilla du port de Toulon le 25 octobre 1982 pour remplacer la frégate anti-sous-marine MONTCALM en faction devant la capitale libanaise.

Les longues patrouilles devant Beyrouth étaient entrecoupées de séjours à Larnaca (Chypre) afin de se ravitailler et de permettre à l'équipage de goûter à une détente bien méritée.

Remplacé par l'escorteur d'escadre LA GALISSONNIERE, il rentra à Toulon le 14 décembre 1982.



19 juillet 2018

Une attestation d'un vaguemestre en Polynésie française

Nous vous présentons ci-dessous une intéressante attestation du vaguemestre du secteur postal 91377 certifiant, sous sa responsabilité personnelle, qu'il résultait des recherches effectuées, qu'un paquet originaire de Paris 105, déposé le 16 juillet 1974, n'était pas inscrit sur le registre A de son régiment et n'avait pas été remis à son destinataire.

Par ailleurs, le destinataire dudit paquet a également déclaré ne pas l'avoir reçu.

Cette attestation comporte une empreinte du timbre à date manuel "POSTE-AUX-ARMEES" numérique (20 septembre 1974) ainsi que du carré comptable du bureau postal militaire annexe 702 A, qui fonctionna sur l'atoll de MURUROA du 1er novembre 1968 au 30 avril 1977, avant d'être transformé le lendemain en bureau de plein exercice avec numéro 703.



Attestation du vaguemestre du SP 91337 (10 septembre 1974)

18 juillet 2018

L'insigne de spécialité des marins des ports "agents postaux"

Le décret n° 70-787 du 26 août 1970 et son arrêté d'application du 03 mars 1971 organisèrent un corps des agents militaires de la marine. Ce corps se composait, entre autres, d'une branche des marins de port qui comprenait un groupe des agents postaux.

Dans cette branche furent versés, sur leur demande, au 1er octobre 1970, les agents postaux du corps des équipage de la flotte. Ceux qui ne souhaitaient pas cette transformation en agents postaux étaient réintégrés dans leur spécialité d'origine.

L'insigne de spécialité en tissu des agents postaux (embarqués ou à terre) consistait en une ancre de marine non câblée dont la verge comportait de part et d'autre de son milieu les lettres "A" et "P".

Comme cet insigne de spécialité était analogue à celui des marins des ports de la branche sédentaire, les agents postaux étaient souvent confondus avec les marins du centre automobile principal (CAP) ou de la direction du port (DP).

Les agents postaux demandèrent donc la création d'un insigne plus spécifique et évocateur de leurs fonctions postales.






Par note du 02 avril 1979, la division opérations de l'état-major de la marine nationale proposa la création d'un insigne comportant l'ancre de la marine et la flèche postale, sous réserve de l'autorisation préalable de l'administration des PTT pour l'utilisation de son emblème officiel.






La direction centrale du commissariat de la marine adressa le 27 avril 1979 au secrétariat d'Etat aux postes et télécommunications une demande d'autorisation pour l'usage de la flèche postale dans le nouvel insigne de spécialité des marins des ports "agents postaux".




Par courrier du 12 octobre 1979, le secrétariat d'Etat aux postes et télécommunications donna son accord à l'intégration du logotype des PTT dans l'insigne des marins "agents postaux".




Une flèche postale sur ancre non câblée figura dans le nouvel insigne des agents postaux à partir d'octobre 1979.

L'insigne de spécialité était brodé et de couleur jaune pour les officiers-mariniers, de couleur rouge pour les quartiers-maîtres et matelots.

Cet insigne était cousu sur la partie supérieure du bras gauche.



17 juillet 2018

Plaque émaillée d'un bureau postal militaire (suite)

En complément à notre précédent billet consacré à l'ancien modèle de plaque en tôle émaillée des bureaux postaux militaires, nous vous présentons ci-dessous un exemplaire "dans son jus" qui est actuellement proposée sur le site de ventes aux enchères eBay en achat immédiat à 44 euros.



Plaque émaillée d'un bureau postal militaire



Lieutenant Bernard DUVIVIER, chef de service du bureau postal militaire
125 de Naqoura, qui était également le "United Nations Base Post Office"
(UNBPO) de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL - 1979)

30 mai 2018

Un carnet "B" de vaguemestre en temps de guerre

Le carnet "B" est un document réservé pour l'inscription des envois à faire enregistrer et des sommes à déposer à la Poste.

Sont inscrites au carnet "B" les opérations ci-après à faire à la poste, par le vaguemestre, pour le compte des militaires de son unité :

  • expédition d'objets de correspondance sous chargement (à l'intérieur seulement) ou recommandation, expédition de colis postaux (aux armées seulement), mandat ordinaire à prendre, mandat-carte, mandat-contributions à envoyer ;
  • versement, par mandat-carte spécial, à un compte courant d'épargne militaire ;
  • versement, par mandat-carte spécial, à un compte de chèques postaux.

Au moment même où les fonds ou envois lui sont remis, le vaguemestre inscrit au carnet "B" l'opération à effectuer (colonnes 3 et 4), avec toutes les indications que le carnet comporte pour cette opération.

Un récépissé en est détaché et remis, séance tenante, à l'expéditeur ou au déposant. Ce récépissé doit recevoir les indications suivantes :

  • grade, nom et formation du demandeur ;
  • nature de l'envoi confié au vaguemestre pour expédition enregistrée, ou somme à lui remise pour une opération à préciser (mandat-carte à envoyer, mandat ordinaire à prendre, versement à un compte courant d'épargne militaire ou à un compte de chèques postaux, etc.).
  • droits ou taxes perçus.

Sauf l'exception ci-après (mandat ordinaire), le récépissé délivré au vaguemestre par le bureau de poste, pour chaque opération effectuée, est collé sur le carnet "B", en regard de l'inscription correspondante ; lorsque l'opération consiste à prendre un mandat ordinaire, le titre doit, en principe, être renvoyé à l'envoyeur, à qui il et remis, en même temps que le récépissé de dépôt, contre restitution du reçu détaché du carnet "B".

Le vaguemestre peut, toutefois, se décharger d'expédier lui-même le titre, si la lettre d'envoi lui est, à cet effet, remise ouverte. En pareil cas, la déclaration de versement de la poste reste annexée au carnet "B".

Dans le cas de trop perçu, en matière de droits ou taxes, le vaguemestre rembourse l'excédent contre décharge à la colonne 10 du carnet "B".

Si une opération demandée ne peut avoir lieu pour une cause quelconque, sommes et objets s'y rapportant sont rendus au déposant contre signature au carnet "B" et restitution du récépissé à lui délivré.

Le major ou l'officier qui en remplit les fonctions vérifie le plus souvent possible la tenue du carnet "B", notamment au point de vue du régulier établissement et de la délivrance des reçus. Ils signent ce carnet à la date de chacune de leurs vérifications.

La tenue du carnet est également soumise au contrôle des préposés de la poste civile ou militaire, lesquels s'assurent, en particulier de la régularité des inscriptions et du rattachement au carnet des récépissés ou déclarations de versement du service postal.




Nous vous présentons ci-dessous un carnet "B" - Modèle N° 4 pour le service des vaguemestres en temps de guerre (aux armées et dans les garnisons et formations de l'intérieur) ayant appartenu au sergent FRANCES, vaguemestre du Parc de réparation d'infanterie d'armée n° 5 (PRIA 5 - Secteur 217) pour la période allant du 26 janvier au 12 juin 1940.





Page du carnet "B" avec inscription de six paquets recommandés (PR),
timbre à date "POSTE AUX ARMEES 69" du bureau postal militaire 69
desservant la Direction des étapes de la 5ème Armée (26 janvier 1940)
et récépissés de dépôt N° 517-2 de ces six paquets recommandés



Page du carnet "B" avec inscription de quatre mandats-carte (MC) et
deux paquets recommandés (PR), timbre à date "POSTE AU ARMEES 69"
du bureau postal militaire 69 (05 février 1940), récépissés des quatre
mandats et récépissés de dépôt N° 517-2 des deux paquets recommandés



Page du carnet "B" avec inscription de  mandats-carte (MC) et paquets
recommandés (PR), timbre à date "POSTE AU ARMEES 69" du bureau
postal militaire 69 (22 avril 1940) et reçus délivrés par le vaguemestre

29 mai 2018

Un registre "A" de vaguemestre en temps de guerre

Le registre "A" est un document réservé à l'inscription des chargements et des colis postaux à distribuer et des articles d'argent à payer.

A chaque livraison, le bureau de poste civil ou militaire d'attache constate, en toutes lettres, sur les premières lignes libres du registre A, le nombre par catégorie et dans l'ordre suivant, des envois à y inscrire qu'il lui remet :

  • Valeurs déclarées : lettres (VDL) et boîtes (VDB) ;
  • Paquets recommandés avec valeur déclarée (PVD) ;
  • Objets recommandés autres que les paquets : lettre recommandée (LR), carte postale recommandée (CPR), pli de service recommandé (Pli SR) ;
  • Paquets recommandés (paquet R) ;
  • Colis postaux (postal) ;
  • Mandats-cartes intérieurs et internationaux : mandat-carte (MC) ou mandat-lettre (ML), mandat ordinaire (MO), mandat télégraphique français (MT), mandat international avec avis d'émission (MI), mandat-carte international (MCI), mandat télégraphique international (MTI) ;

Ces inscriptions sont appuyée d'une empreinte du timbre à date.

Au fur et à mesure des livraisons qui lui sont faites, le vaguemestre détaille, un à un, sur son registre (colonnes 1 à 7) les envois autres que les mandats-cartes. Les mandats-cartes à réexpédier sont aussi inscrits sur ce registre et remis sans retard au service postal.

Il est procédé à l'inscription des autres mandats-cartes la veille ou le matin du jour de leur présentation au payement à la poste.

En même temps que ces derniers, le vaguemestre inscrit sur son registre les mandats ordinaires à toucher que lui ont remis, depuis le dernier encaissement, les militaires desservis par lui.

Les divers titres à présenter en même temps à l'encaissement son classés et inscrits au registre A dans l'ordre suivant :

  • Mandats-cartes français ;
  • Autres mandats français ;
  • Mandats-cartes internationaux ;
  • Autres titres internationaux ;

Leur montant est totalisé. Au moment du payement, le préposé des postes inscrit, en regard de ce total, le montant, en toutes lettres de la somme remise au vaguemestre, et appose son timbre à date.

La remise aux destinataires, par le vaguemestre, des envois à livrer contre signature ou du montant des articles d'argent, est constatée dans les colonnes 8 et 9 du registre ; leur réintégration dans le service, en cas d'impossibilité de remise, dans les colonnes 10 et 11.

Le major ou officier qui en remplit les fonctions vérifie le plus souvent possible la tenue du registre A. Ils signent ce registre à la date de chacune de leurs vérifications. La tenue du registre est également soumise au contrôle des préposés de la poste civile ou militaire, lesquels s'assurent, notamment, de la régulière prise en charge des objets inscrits par eux en nombre, et de la présence des signatures pour acquit ou décharge.

Chacune de leurs vérifications est constatée par un visa, suivi d'une empreinte du timbre à date.




Nous vous présentons ci-dessous un registre "A" - Modèle N° 3 pour le service des vaguemestres en temps de guerre (aux armées et dans les garnisons et formations de l'intérieur) ayant appartenu au sergent-chef LAFOND, vaguemestre du Parc de réparation d'infanterie d'armée n° 5 (PRIA 5 - Secteur postal 13421) pour la période allant du 17 mai au 14 juin 1940.





Timbre à date numérique "POSTE AUX ARMEES 69" du bureau postal militaire
69 desservant la Direction des étapes de la 5ème Armée (21 et 22 mai 1940)
et timbre à date du 47ème Bureau payeur aux armées (22 mai 1940)



Timbre à date numérique "POSTE AUX ARMEES 69" du
bureau postal militaire 69 (1er et 02 juin 1940)



Timbre à date numérique "POSTE AUX ARMEES 69", griffe "SECTEUR-69"
du bureau postal militaire 69 (06 juin 1940) et mention manuscrite
"Vu le 6.6.40 / le chef du B.P.M. 69 / Prière indiquer dates de distribution"



Timbre à date numérique "POSTE AUX ARMEES 69" du
bureau postal  militaire 69 (10 juin 1940)

20 mai 2018

Une accréditation de chef de service

Nous vous présentons ci-dessous un très intéressant formulaire d'accréditation du chef de service du bureau postal militaire de Lille et de ses deux adjoints auprès du receveur principal des PTT de Lille à compter du 1er juillet 1974.

Ce formulaire comporte le timbre à date et le cachet de poste comptable du bureau postal militaire de Lille (28 juin 1974) ainsi que la signature des trois postiers militaires.



Cachet de poste comptable du
bureau postal militaire de Lille
(format 17 mm x 17 mm)


Au bas du formulaire figurent le cachet des services financiers de la section centrale de la poste aux armées de Paris ainsi que le cachet et la signature du directeur de 2e classe François MERMAZ, chef du service de la poste aux armées  de 1971 à 1975.



19 mai 2018

L'opération "COLIS DEFENSE"

Du 1er décembre 1994 au 15 février 1995, le ministère de la Défense organisa l'opération "COLIS DEFENSE" et accorda des bons pour l'expédition d"un colis d'un poids maximum de 5 kg au profit de :

  • militaires français de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL)
  • militaires français de la Force de protection des Nations Unies en ex-Yougoslavie (FORPRONU)
  • bâtiments de la Marie nationale des opérations (Opérations "Sharp Guard" et "Balbuzard" en mer Adriatique)
  • aviateurs de l'opération "Crécerelle" en Bosnie-Herzégovine.

L'Etablissement d'impression de l'armée de terre (EIAT) de Château-Chinon imprima 17.000 bons numérotés, sur carton bleu avec verso autocollant.

Ces bons se composaient de deux parties : la partie supérieure était conservée par La Poste et la partie inférieure servait d'étiquette adresse à coller sur le colis.

Ces bons furent expédiés le 02 décembre 1994 aux organismes chargées de les distribuer aux unités : 15.520 furent réellement attribués et 1.480 bons restèrent à la Direction centrale de la poste aux armées (DCPA) à titre de réserve.

Au final, seulement 3.825 "colis défense" furent expédiés en franchise, soit 22,5 % des bons édités.

Les frais de port de ces colis étaient pris en charge par le ministère de la Défense.



Bon pour l'expédition d'un colis d'un poids 
maximum de 5 kg (format de 135 x 210 mm)



Ci-dessous reproduction du compte-rendu de l'opération "COLIS DEFENSE" du 06 mars 1995 adressé par le directeur de 2ème classe Armand BAUTISTA, chef du service de la poste aux armées, au bureau soutien de la division logistique de l'état-major de l'armée de terre :