30 mars 2008

Le bonnet de police de tradition de la poste aux armées




L'instruction N° 32 T./7/Int. du 08 septembre 1958 relative aux tenues et aux uniformes des personnels des corps et services dépendant de l'armée de terre indique que le bonnet de police de tradition du service de la poste aux armées se caractérise par les couleurs suivantes :

- bandeau et calot : noir,

- fond et liséré : gris cendré.

Le bonnet de police de tradition était porté les officiers et sous-officiers avec la tenue de travail et par les hommes de troupe avec les tenues de travail ou de sortie.



Militaire de la poste aux armées avec bonnet de police de tradition et insigne métallique du service sur la poitrine (période Guerre d'Algérie)

29 mars 2008

Le ceinturon de cérémonie pour les officiers du service de la poste aux armées



Les officiers du service de la poste aux armées portent avec leur tenue de cérémonie un ceinturon de cérémonie de couleur or, dont l'attribut du médaillon se compose d'un huchet attaché par deux liens en sautoir à un poignard, la pointe basse passant sur le corps.

28 mars 2008

Le timbre de franchise militaire n° 12

Le timbre de franchise militaire type "Les emblèmes" de couleur rouge (YT n° 12) a fait l'objet de 44 tirages entre septembre 1946 et juillet 1964 en typographie rotative.

La littérature philatélique indique comme date de mise en service de ce timbre le 1er octobre 1948 cependant il aurait été émis bien plus tôt (avril 1947 voir avant).

Il a été remplacé par le timbre de FM "drapeau tricolore" en 1964.

Différents types de variétés, plus ou moins spectaculaires, sont répertoriées pour ce timbre de franchise militaire.

Nous vous présentons ci-dessous un magnifique bloc de 25 timbres avec piquage à cheval et annulation hexagonale des rebuts.





25 mars 2008

La 2ème compagnie de poste militaire

Dans un précédent article (Fanion de la 1ère compagnie de poste militaire), nous avons déjà parlé des compagnies de poste militaire (CPM) et de leur rôle.




La 2ème compagnie de poste militaire était implantée en Allemagne, à Ramersweier, Offenbourg puis Baden-Baden. Elle a été dissoute le 1er juillet 1994.

Nous vous présentons ci-dessous un carton commémoratif indiquant les noms des différents commandants de la 2ème compagnie de poste militaire ainsi que des directeurs et chefs de corps de la Poste aux armées en Allemagne.



22 mars 2008

C.C.P. / C.N.E. - Service carte

Le service des cartes bancaires des services financiers de la Poste utilisaient des plis spéciaux pour l'envoi du code confidentiel desdites cartes de crédit.

Elles comportent dans l'angle supérieur gauche les abréviations "C.C.P." (Centre de Chèques Postaux) et "C.N.E." (Caisse Nationale d'Epargne) ainsi qu'un encadré destiné à recevoir la griffe du bureau expéditeur.



Enveloppe avec griffe linéaire "POSTE AUX ARMEES / B.P.M. 600" et timbre à date à étoile "POSTE AUX ARMEES" du bureau postal militaire 600 de Berlin (28 mars 1989)



Enveloppe avec griffes linéaires "ROCHEFORT AIR" et "ST-DIZIER AIR", timbres à date des agences postales militaires de l'air de Rochefort (08 et 15 avril 1991) et de Saint-Dizier (12 avril 1991)

Le bureau postal militaire 647



Le bureau postal militaire 647 de KOWEIY CITY a été créé officiellement par une note de service de la Direction centrale de la Poste aux armées (DCPA) de Paris en date du 25 février 1991.

Les effectifs de ce bureau (un adjudant du service de la poste aux armées) étaient prélevés sur le bureau postal militaire 640 de la Cité du roi Khaled.

En réalité, le bureau n'ouvrit effectivement ses portes que le 13 mars 1991 ; il était implanté dans "l'école anglaise", à proximité de l'Ambassade de France.

Doté d'un timbre à date manuel, des différents modèles de griffes linéaires réglementaires et d'un cachet de franchise militaire "OPERATION DAGUET", il assurait la desserte postale du détachement français chargé du déminage de Koweit-City et de ses plages.

Il ferma ses portes le 19 mai 1991.



Note de service de la Direction centrale de la Poste aux armées du 25 février 1991 créant le bureau postal militaire 647



Enveloppe à en-tête de l'école Fager Al-Sabah de Koweit avec timbre à date et cachet de franchise militaire du bureau postal militaire 647 (05 mai 1991)

21 mars 2008

Le centre de recherche du courrier des armées

Tous les objets de correspondance, en provenance des BPM, des BPN ainsi que du Centre des recherches du courrier de La Poste de Libourne, qui n'ont pu être remis au destinataire ou retournés à l'expéditeur pour divers motifs : "inconnu", "adresse incomplète", "adresse imprécise" ou "adresse erronée", sont centralisés au Centre de recherche du courrier des armées (CRCA).

Seul le responsable de ce centre est habilité à ouvrir les objets de correspondance pour tenter, en dernier recours, de trouver des éléments d'identification. Si cette ultime investigation se révèle positive, le pli est acheminé vers sa destination sous enveloppe spéciale.

A cet égard, il est à noter qu'un premier examen permet de réacheminer, le jour même de leur arrivée au CRCA, 99 % des objets litigieux. Le centre traite de 250 000 à 300 000 objets de correspondance par an.

Le reliquat est versé en "rebut" et conservé pendant une durée qui varie en fonction de la catégorie des objets - ordinaires ou recommandés - et de leur contenu (de 4 mois à 1 an).

Implanté dans le bâtiment du centre de tri militaire de Paris, il est doté d'un timbre à date avec mention "CENTRE DE RECHERCHE DU COURRIER DES ARMEES", souvent apposé à l'encre rouge, ainsi que de diverses griffes linéaires.



Enveloppe adressée à un chirurgien de l'Hôpital allemand de Kaboul dont le secteur postal erroné (SP de la série 71000 = Balkans) a été rectifié à l'encre rouge par le CRCA qui a également apposé une griffe linéaire "OBJET MAL CODE = COURRIER RETARDE / PREVENEZ VOS CORRESPONDANTS".


Verso de l'enveloppe avec timbre à date du CRCA apposé à l'encre rouge (05 février 2003)



Enveloppe de réexpédition n° 827-2-PA du CRCA avec timbre à date du centre apposé à l'encre noire (12 mars 1999)



Enveloppe adressée à militaire au SP 69216/H (Allemagne), cachet encadré "SECTEUR POSTAL DISSOUS", timbre à date du centre apposé à l'encre rouge au verso (10 février 2000)



Enveloppe adressée à un caporal-chef au SP 91449 (Polynésie française), cachet encadré "CODE POSTAL DISSOUS DEPUIS PLUS D'UN AN / RETOUR A L'ENVOYEUR", timbre à date du centre apposé à l'encre rouge au verso (22 mars 2001)



Enveloppe adressée au chef du BPM 651 de Dubrovnik, griffe linéaire "SECTEUR POSTAL DISSOUS DEPUIS PLUS D'UN AN / RETOUR A L'ENVOYEUR" apposée par le CRCA, timbre à date du centre apposé à l'encre rouge au verso (26 avril 2004)

20 mars 2008

L'enveloppe collectrice de réexpédition n° 717

Les particuliers pouvaient réexpédier gratuitement les correspondances ordinaires, dont le destinataire avait changé d'adresse en France, en les insèrant dans une enveloppe collectrice n° 717 de couleur brune.

Ces envelopppes étaient fournies gratuitement au guichet ou remises à domicile sur demande.

Lorsque la réexpédition était assurée par les agents du guichet ou les préposés de la distribution, il était fait usage d'enveloppes collectrices n° 717 bis de couleur verte.



Enveloppe de réexpédition n° 717 avec timbre à date du bureau postal naval de Brest, adressée à un quartier-maître de 1ère classe stationné à Djibouti (06 mai 1993)

18 mars 2008

L'agence postale navale embarquée du Porte-hélicoptères Jeanne d'Arc

Agence postale

La Jeanne d’Arc est une véritable petite ville, avec ses rues, ses places, ses services et, bien sûr, sa poste appelé agence postale.

Cette dernière constitue grâce aux deux agents postaux qui y officient le principal relais entre les marins du GEAOM et leurs proches en assurant le traitement quotidien du courrier. Engagés dans la marine il y a respectivement treize et neuf ans, les seconds maîtres Dominique Michel et Xavier Oustry ont suivi une formation de trois mois dans un centre militaire à Paris, puis effectué un stage de quinze jours dans un bureau de poste.

A bord, tous les services classiques d’une agence postale sont proposés : envoi et réception de courrier, et bien sûr vente de timbres – plus de douze mille timbres ont été achetés depuis le début de la mission ! Autre service très sollicité : les multiples tampons et flammes du GEAOM qui font le bonheur de tous les marcophiles.

Gérer les transferts de courrier pour la Jeanne d’Arc et le Georges Leygues prend parfois des allures de corvée colossale ; avec plus d’une tonne et demie de courrier reçu et trois cent quarante-six kilos de dépêches envoyées depuis le début de la mission, le petit local de l’agence postale est rapidement encombré du sol au plafond, à tel point que les horaires d’ouverture du bureau sont parfois rallongés pour permettre à l’équipage de retirer plus rapidement ses colis.

En moyenne, soixante-dix colis sont envoyés par escale : ils transitent avec le reste du courrier par l’ambassade de France avant d’être acheminés par avion au centre de Paris tri interarmées, puis réintégrés au circuit de distribution normal. Les consignes sont claires : pas d’envoi d’alcool ou de denrées périssables. Cela n’empêche pas les agents du bord d’avoir parfois de drôles de surprises lorsqu’ils se retrouvent avec un colis mal emballé au dégagement bizarre…ou face à une quarantaine de sacs pleins à craquer, comme ce sera le cas à Rio de Janeiro !



Le Second Maître Outry assis aux côtés du SM Guilbeaud.




Chargement des dépêches à New-York par les SM Oustry et Michel.


(Article tiré du site internet du Ministère de la Défense)

17 mars 2008

L'ordre de réexpédition n° 755 A

La carte n° 755 A, de couleur bulle, est employée lors d'un changement temporaire d'adresse (la carte n° 755 B de couleur verte en cas de changement définitif).

Les ordres relatifs à la réexpédition du courrier adressé à un domicile sont passibles, lors de leur dépôt, d'une taxe, qui varie selon que la durée d'application est égale ou supérieure à 3 mois.

Cette taxe, due pour chaque ordre, est représentée par un timbre-poste collé sur la formule et oblitéré au timbre à date.

La réexpédition est gratuite dans les relations intérieures et avec les départements et territoires français d'outre-mer.




Recto de la carte n° 755 A pour la réexpédition temporaire (2 mois) du courrier d'un militaire demeurant à Mimizan et affecté au Centre d'essais de la Méditerranée à Toulon





Verso de la carte n° 755 A avec perception de la taxe de 31,70 F en timbres poste, timbres à date de l'agence postale militaire de l'air de Biscarosse (22 juillet 1981) et du bureau de poste de Mimizan (23 juillet 1981)

16 mars 2008

La feuille n° 12

La feuille n° 12 est employée dans l'expédition des objets recommandés ou chargés. Elle se compose de deux parties :

- la feuille proprement dite qui est le bordereau des objets contenus dans le paquet de chargement auquel il est joint,

- le talon, qui est conservé par le bureau qui a établi la feuille n° 12.

Sur chacune de ces deux parties doivent être obligatoirement apposés la griffe du bureau d'origine, le nom du bureau destinataire de la dépêche, le timbre à date (même empreinte que sur la feuille d'avis et les correspondances), éventuellement le numéro d'envoi.



Feuille n° 12 D en provenance du Bureau Frontière H et à destination de l'Ambulant routier (AR) Montpellier à Narbonne (18 juillet 1968)


Les objets chargés, avec ou sans perception de droit, sont inscrits en détail sur la feuille n° 12. Une ligne, et une seule, est utilisée pour l'inscription de chacun des objets. La nature de cet objet est indiquée au moyen des abréviations usuelles (LV, BV, PV, CF, CO, AE, MC).

L'agent inscripteur appose son visa en face de chacune des inscriptions.

Quand tous les objets sont inscrits, leur nombre total est porté en chiffres dans le cadre récapitulatif de la partie supérieure de la feuille n° 12. Les inscriptions sont faites sur le talon et sur la feuille n° 12 avec le détail que comporte la feuille.

Les lettres missives recommandées sont seulement inscrites en nombre dans le cadre récapitulatif du recto de la feuille n° 12. Sont assimilés aux lettres missives les plis de service inscrits au carnet n° 510 et les envois adressés sous enveloppe spéciale par les centres des chèques aux titulaires des comptes.



Feuille n° 12 D en provenance du bureau postal militaire de Marseille et à destination du bureau postal militaire de Bordeaux (26 août 1980)


Lorsqu'une liasse spéciale d'objets recommandés d'office ou en franchise est insérée dans la paquet de chargements, qu'il comporte ou non d'autres catégories d'objets recommandés, cette liasse est signalée par une croix tracée dans le cadre réservé à cet effet.

Quand le nombre des V.D. à décrire individuellement dépasse le nombre des lignes prévues sur la feuille n° 12, il est nécessaire d'employer plusieurs feuilles n° 12. Dans ce cas, les feuilles sont numérotées 1ère, 2e, 3e feuille et la première reçoit, à la suite de la dernière inscription, la mention "voir 3e feuille" et ainsi de suite.

La récapitulation du nombre total de V.D. est faite dans le cadre récapitulatif du recto de la première feuille n° 12.

15 mars 2008

Bureau temporaire à Cherbourg

Un bureau temporaire doté d'un timbre à date grand format illustré fonctionna les 14 et 15 février 2008 à l'occasion des journées de la bande dessinée maritime organisées à l'Ecole des Fourriers de Querqueville.
Ce bureau temporaire était rattaché au bureau postal interarmées "50115 CHERBOURG ARMEES".



14 mars 2008

Dissolution de l'agence postale militaire de la marine de Querqueville

L'agence postale militaire de la marine "50115 QUERQUEVILLE MARINE" a ouvert ses portes le 02 janvier 2007, en remplacement de l'agence "50115 CHERBOURG INSTRUCTION MARINE", afin de desservir l'Ecole des Fourriers de Querqueville.

Elle était rattachée au bureau postal interarmées de Cherbourg et était dotée d'une machine à oblitérer SECAP avec flamme illustrée.

Elle a été dissoute le 29 février 2008.

Organisme interarmées, l’Ecole des Fourriers est située, depuis 2002, à Querqueville sur l’ancien site du Centre d’Instruction Naval (CIN).

Le mot « fourrier » vient de l’armée de Terre. Les fourriers, à l’origine, assuraient la réquisition du fourrage au profit des équipages en campagne. Ils ont progressivement été investis de responsabilités d’ordre comptable et logistique dans les unités de la Marine.