10 août 2012

Un uniforme qui raconte l’histoire de la Poste navale

Nous vous présentons ci-dessous un intéressant billet paru sur le blog de "L'ADRESSE - MUSÉE DE LA POSTE" le 27 juillet dernier :


Une tenue d’officier de la Poste navale – veste, pantalon, manteau et casquette – vient de faire son entrée dans les collections de l’Adresse Musée de La Poste. Un don d’un “postier marin” qui donne l’occasion de revenir sur le rôle et l’histoire de la Poste navale …



© Photo L’Adresse Musée de La Poste, Paris


Le tout récent don de Michel Tuffeu - une tenue d’officier de la Poste navale - permet au musée d’enrichir encore sa déjà très belle collection d’uniformes. Né en 1946, Michel Tuffeu est appelé à l’activité aux PTT en 1965 avec le grade de contrôleur. Il débute ainsi sa carrière à Paris, au centre d’enseignement. Dès octobre 1965, il est affecté à la Poste navale, au bureau de Hourtin Naval, en Gironde, en tant que matelot appelé du contingent. Libéré de ses obligations militaires, il intègre ensuite le bureau de poste d’Arnouville-lès-Gonesse, dans le Val d’Oise.

En 1978, Michel Tuffeu est détaché à la Poste aux armées, secteur marine, avec le grade de Premier Maître de la Poste navale. Il est alors affecté au bureau de Paris Naval (dans le 8ème arrondissement de Paris). Après plusieurs promotions en 1979, puis en 1988, il est nommé chef du bureau de Brest Naval. Et en 1997, Michel Tuffeu rejoint l’Etat-major de la marine en tant qu’adjoint au Directeur de la Poste navale. En 2003, il devient responsable du détachement de liaison de la poste interarmées auprès de l’Etat-major de la marine. Le grade et l’uniforme “Marine” sont conservés. Michel Tuffeu fait valoir ses droits à la retraite en 2006. Et fait don tout récemment au musée de La Poste d’un uniforme d’officier de la Poste navale …

La poste navale disposait à la fin des années 1950 et au début des années 1960 de quatre bureaux en métropole : Paris (fermé en 2002), Marseille (fermé en 1971), Toulon (fermé en 2009) et Hourtin (fermé en 2000). « Paris naval », tout particulièrement, est un bureau important qui dessert l’Etat-major et les services de la marine à Paris. Et qui centralise le tri des dépêches en provenance ou à destination des bâtiments en mission en mer. Hormis Hourtin, ces bureaux existent depuis la Seconde Guerre mondiale et sont identifiés par un numéro jusqu’en 1963. A cette date, ils sont transformés en bureaux permanents, avec une identification géographique inscrite dans le timbre à date à la place du numéro. Leur activité est liée à la desserte des bâtiments et au trafic postal entre les ports militaires. D’autres bureaux seront mis en place ultérieurement : Brest ouvre en 1969 (fermé en 2009), Cherbourg en 1979 (fermé en 2008) et Lorient en 1985 (fermé en 2008).

La réforme de « l’interarmisation », qui a lieu en janvier 2003, supprime la spécificité navale. Les bureaux deviennent alors des BPI : Bureaux de la Poste Interarmées. Ils demeurent toujours à vocation “marine”, mais fonctionnent comme les autres bureaux à vocation “terre” ou “air”. La mention « naval » est remplacée par « armées » et l’ancre de marine supprimée dans les timbres à date. Tous ces bureaux sont dissous entre juin 2008 et janvier 2009. Mais cet uniforme rappelle la mémoire de ces services et des “postiers marins” qui y étaient intégrés. (PR / MN) 


Les collections de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.


2 commentaires:

Alain a dit…

Bonjour

Pouvez vous me confirmer (ou pas) que les galons de manche et manchons d'épaule des officiers de la Poste naval sont surmontées des parements de couleur blanche ? Comme cela peut l'être pour les médecins (cramoisi) ou officers CTA (bleu azur) pour ne citer qu'eux.


Merci encore de vos recherches et félicitations pour votre blog.

Alain

Gabriel a dit…

Bonjour,

Pour les officiers de la Poste Navale, la distinction avec les autres officiers de marine se limitait aux parements de velours blancs qui encadraient les galons correspondant au grade d'assimilation, et ce sur les manches de la veste et sur les épaulettes et fourreaux portés sur la chemise et le pull.

Les boutons de la vareuse et le macaron de casquette étaient les mêmes que pour les officiers de marine.

Cordialement

Gabriel