22 septembre 2008

Un bureau temporaire en Allemagne (suite)

Un bureau temporaire doté d'un timbre à date grand format illustré, rattaché au bureau postal interarmées 532 de Saarburg, a fonctionné à Mayence les 13 et 14 septembre 2008, à l'occasion de l'inauguration des salles franco-allemandes du musée de Mayence.
Un bureau postal militaire allemand fonctionna également à cette occasion. Il était doté d'un timbre à date "FELDPOST" sans numéro et d'un cachet commémoratif illustré "1. DEUTSCH-FRANZÖSISCHES FELDPOSTAMT - ERÖFFNUNG GARNISONMUSEUM MAINZ - 13 SEPT. 2008" (Premier bureau postal militaire franco-allemand - Ouverture du musée de la garnison de Mayence).


Enveloppe avec cachet commémoratif et timbre à date "FELDPOST" sans numéro du bureau postal militaire allemand temporaire qui fonctionna à Mayence (13/09/2008).

Merci à Pierre MILLIEN pour l'information.

21 septembre 2008

Le "timbre à moi" autrichien

La Poste autrichienne a lancé, bien avant la Poste française, le concept de timbre personnalisé.

D'un format de 42 X 35 mm, "Meine.Marke" (Mon Timbre) est imprimé, au format portrait ou paysage, avec une photographie de son choix en son centre, avec un cadre jaune ou bleu.



Timbre personnalisé autrichien émis afin de commémorer le 30ème anniversaire du déploiement du contingent autrichien de la Force des Nations Unies chargée d'observer le désengagement (FNUOD) sur le Plateau du Golan (2004).

20 septembre 2008

Le contingent irlandais de l'ONUSOM II

Le Ministère de la Défense irlandais a envoyé en août 1993, pour la première fois, des troupes à l'étranger, au sein de la Seconde Opération des Nations Unies en Somalie (ONUSOM II).

L’ONUSOM II a été créée le 26 mars 1993 par la résolution 814 du Conseil de Sécurité. Elle s’est terminée le 02 mars 1995. Son mandat consistait à reprendre les activités de l’UNITAF, force multinationale organisée et dirigée par les États-Unis qui, en décembre 1992, avait été autorisée à employer "tous les moyens nécessaires" pour restaurer des conditions de sécurité pour les opérations de secours humanitaire en Somalie.

Le mandat de l’ONUSOM II consistait à prendre les dispositions appropriées, y compris des mesures de coercition, pour instaurer dans toute la Somalie des conditions de sécurité pour les opérations de secours humanitaire. À cette fin, l'ONUSOM II s’est efforcée de terminer, grâce au désarmement et à la réconciliation, la tâche commencée par l’UNITAF en vue du rétablissement de la paix, de la stabilité et de l’ordre public.

Elle était chargée notamment de contrôler la cessation des hostilités, de prévenir la reprise de la violence, de saisir les armes de petit calibre non autorisées, d’assurer la sécurité dans les ports, aéroports et sur les voies de communication nécessaires pour l’acheminement de l’assistance humanitaire, de poursuivre le déminage et de faciliter le rapatriement des réfugiés en Somalie.

L'ONUSOM II a également été chargée d’aider le peuple somalien à reconstruire l’économie et la vie sociale du pays, à remettre en état les structures institutionnelles, à assurer la réconciliation politique nationale, à reconstituer un État somalien fondé sur un régime démocratique et à réorganiser l’économie et l’infrastructure du pays.

En février 1994, après plusieurs incidents violents et agressions contre des soldats de l’ONU, le Conseil de sécurité a révisé le mandat de l’ONUSOM II pour exclure l’utilisation de méthodes de coercition.

Le contingent irlandais se composait d'une centaine de personnes : une compagnie de transport basée dans Baidoa ainsi que des officiers basés à l'état-major de la Force à Mogadiscio.

Le 1er contingent fut déployé de septembre 2003 à février 2004, le second de février à septembre 2004.

Les casques bleus irlandais expédiaient leur courrier via le bureau postal militaire 613, qui fonctionna à Baïdoa du 14 mai au 15 décembre 1993.



Recto et verso d'une enveloppe avec cachets de la Compagnie de transport irlandais de l'ONUSOM II en Somalie et timbre à date du bureau postal militaire 613 de Baïdoa (23 novembre 1993)



Par ailleurs, ce bureau fonctionna du 04 janvier 1993 au 14 mai 1993 afin de desservir les troupes françaises de l'opération ORYX.

17 septembre 2008

Les timbres à date "civilo-militaires" des bureaux postaux militaires du Pacifique (suite)

Les bureaux postaux militaires du Pacifique étant dotés de différents modèles de timbres à date (timbres à date "POSTE AUX ARMEES" neutre ou numérique, timbre à date "PAPEETE RP ANNEXE 1), il arrive parfois que le mauvais modèle soit utilisé pour oblitérer le courrier.




Enveloppe avec timbre-poste polynésien et timbre à date "POSTE AUX ARMEES" d'un bureau postal militaire du Pacifique (26 mars 1983)


L'enveloppe ci-dessus aurait dû être oblitérée à l'aide d'un timbre à date "PAPEETE RP ANNEXE 1" car elle est affranchie d'un timbre-poste polynésien.

15 septembre 2008

Les timbres à date "civilo-militaires" des bureaux postaux militaires du Pacifique

La Poste aux armées s'installa dans le Pacifique en 1963 afin de desservir le millier de travailleurs civils et militaires du Centre d'Expérimentation du Pacifique (CEP).

La présence de travailleurs polynésiens au sein du CEP obligea la poste civile polynésienne à donner, par dérogation spéciale, la possibilité aux bureaux postaux militaires de vendre des timbres-poste polynésiens aussi bien que français. Ces derniers étaient oblitérés à l'aide d'un timbre à date "POSTE AUX ARMEES" (avec 2 astérisques).

Les timbres-poste polynésiens étaient oblitérés à l'aide d'un timbre à date spécifique comportant la mention "PAPEETE RP - ANNEXE N° 1". Différentes versions de ce timbre à date furent mises en service.



Enveloppe premier jour avec timbre à date grand format de Papeete (25 janvier 1979), timbres à date "POSTE AUX ARMEES 703" et "PAPEETE RP ANNEXE 1" du bureau postal militaire 703 de Moruroa (27 janvier 1979)


Cette particularité prit fin le 1er avril 1989 car la vente de timbres-poste polynésiens empiétait de plus en plus sur celle des timbres métropolitains et ce travail "gratuit" de la part des postiers militaires devenait pesant, de même que le transport du courrier ainsi affranchi qui ne transitait pas obligatoirement par le Centre de Tri de Tahiti et qui profitait donc tout aussi gratuitement des lignes aériennes militaires plus rapides et régulières.



Enveloppe avec cachet du C.E.A. DIRAM du Pacifique et timbre à date "PAPEETE RP AN. 1" du bureau postal militaire 701 de Papeete (26 février 1982)


14 septembre 2008

Le contingent français de l'ONUCI

L'ONUCI est actuellement commandée par le Général de division béninois Fernand AMOUSSOU. Elle se compose d'environ 8 000 hommes dont 200 français. 26 officiers français sont insérés dans les détachements militaires de l'ONUCI au titre d'officiers de liaison.

Cette force a été créée par la résolution 1528 adoptée par le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies le 27 février 2004. Elle est déployée sur le théâtre ivoirien depuis octobre 2004.

Sa mission consiste à observer et contrôler l'application du cessez le feu global du 03 mai 2003, à aider le gouvernement de réconciliation nationale, à mettre en œuvre le plan DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion), à appuyer la mise en œuvre du processus de paix, à contrôler l'embargo et à soutenir l'organisation des élections.



Enveloppe avec cachet du Détachement du génie français de l'ONUCI et oblitération mécanique du bureau postal interarmées 627 de Port-Bouet (17 mars 2005)

Le contingent français de l'ONUCI se compose d'un détachement du génie d'environ 200 hommes. Ce détachement de soutien de l'ONUCI (DETSOUT ONUCI) a pour mission d'assurer la gestion, l'entretien, et la réparation des matériels français mis à disposition de certains bataillons engagés dans l'opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire.



Enveloppe avec cachet officiel de l'ONUCI et oblitération mécanique du bureau postal interarmées 627 de Port-Bouet (08 avril 2005)

Il est desservi par le bureau postal interarmées 627 qui fonctionne à PORT-BOUET (banlieue d'Abidjan - Côte d'Ivoire) depuis le 14 octobre 2002. Ce bureau est doté de timbres à date manuels ainsi que d'une machine à oblitérer SECAP à couronne simple et lignes ondulées.

11 septembre 2008

Quand les habitudes ont la vie dure ... (suite)

Dans un précédent billet, nous vous avions présenté une empreinte de machine à affranchir de marque SECAP dont la couronne comportait une erreur quant à la dénomination de son bureau de rattachement.

Cette erreur a été corrigée depuis lors et la mention "TOULON ARMEES" remplace désormais celle de "TOULON NAVAL".



Enveloppe avec cachet du Centre de loisirs E. Boissat de Toulon et empreinte de machine à affranchir n° MD 639695 rattachée au bureau postal interarmées de Toulon (04/08/2008).

10 septembre 2008

Inconnu à l'appel des vaguemestres

Lorsque le destinataire d'un courrier est inconnu à l'adresse indiquée et que ladite adresse correspond à différentes unités, il est procédé à un appel afin de déterminer si l'un des vaguemestres qui dessert ces unités connaît le destinataire du courrier.
Dans la négative, le courrier est revêtu d'une marque accessoire "Inconnu à l'appel des vaguemestres" et est retourné à l'envoyeur.


Enveloppe adressée au Quartier Général du Camp des Loges (02 janvier 1973) et retournée à l'envoyeur car le destinataire n'habite pas à l'adresse indiquée et est inconnu des vaguemestres desservant ce camp.


Verso de l'enveloppe avec cachets du vaguemestre du Groupement des Moyens Régionaux n° 1 et de celui de l'Etat-Major de la 1ère Région Militaire, timbre à date du bureau postal militaire Paris Armées 02 (31 janvier 1973)

03 septembre 2008

Le service de la solde en temps de guerre

Le décret n° 49-1379 du 03 octobre 1949 relatif au payment de la solde en temps de guerre (JORF du 08/10/1949) énonce que :

Article 1er. En temps de guerre, le montant de la solde et des indemnités acquises par les militaires à solde mensuelle et les militaires à solde spéciale progressive est payé par mois, à terme échu, en deux fractions distinctes dénommées respectivement "Solde en campagne" et "Complément de solde".
La solde en campagne est fixée, pour chaque grade, par arrêté du Secrétaire d'Etat aux forces armées (guerre ou air). Son montant, qui ne peut être délégué, est versé aux militaires des corps de troupe par les organes payeurs désignés par le Secrétaire d'Etat aux forces armées compétent.
Le complément de solde est égal à la différence entre le montant des droits acquis et celui de la solde en campagne. Il peut être délégué dans les conditions prévues par les textes en vigueur.
Le complément de solde est réglé par le centre d'administration territorial auquel est rattaché le militaire intéressé. Ce règlement est obligatoirement effectué par virement au crédit d'un compte ouvert dans un centre de chèques postaux, dans une banque ou chez un comptable du Trésor.
Lorque le militaire bénéficiaire du complément de solde a souscrit une délégation de solde, le montant de cette délégation est versé au délégataire par le centre d'administration territorial chargé du règlement de la portion non déléguée du complément de solde

Article 2. Le Ministre de la défense nationale, les Secrétaires d'Etat aux forces armées, le Ministre des finances et des affaires économiques et le Secrétaire d'Etat aux finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


L'instruction n° 002-19/Int. du 20 janvier 1951 a été prise pour l'application de ce décret. Cette dernière prévoit la création d'un certain nombre de documents (nomenclaturés S.C. 1 à S.C. 23), dont des cartes postales destinées à être expédiées en franchise militaire :

- S.C. 3 : déclaration de situation personnelle et de délégation,

Recto et verso de cartes postales type S.C. 3 bis et ter


- S.C. 10 : carte postale correspondance officielle,

Recto et verso d'une carte postale type S.C. 10



- S.C. 23 : carte postale à adresser aux bénéficiaires de délégation, lors de la délivrance d'un carnet de coupons.


Le décret n° 70-314 du 07 avril 1970 relatif au paiement de la solde en temps de guerre a abrogé le décret n° 49-1379 du 03 octobre 1949 ; ces documents n'auront donc jamais servi, faute de guerre ... !!

02 septembre 2008

La direction de la poste aux armées au Sahara

Les opérations en Algérie prennent fin en 1964 avec la signature des Accords d'Evian. Toutefois des accrochages isolés eurent lieu en certains points, justifiant le maintien de quelques bureaux postaux militaires au-delà de cette date.

Par ailleurs, la région saharienne nécessitait, pour des raisons diverses de sécurité, économiques et politiques, la présence de troupes françaises. Un Commandement des Sites Militaires du Sahara fut créé en mars 1964.

Une direction de la poste aux armées chargée de la desserte de ces sites fut mise en place à COLOMB BECHAR, où elle fonctionna du 1er juin 1964 au 28 juin 1967.

Elle était doté d'un timbre à date avec mention "DIRECTION POSTE AUX ARMEES - SAHARA", qui était généralement apposé à l'encre rouge, destiné à être apposé sur les documents de service internes.




Par ailleurs, une quinzaine de bureaux postaux militaires de plein exercice ou annexes fonctionnèrent au Sahara.

Le service de la poste aux armées au Sahara fonctionna près de 3 années : les sites militaires du Sahara furent dissous en avril 1967 et la poste aux armées le sera fin juin 1967.

01 septembre 2008

Le béret militaire de la poste aux armées

Le béret est l'un des symboles de l'identité de l'armée de Terre française. Il se généralise et remplace le traditionnel calot en 1964. C'est un béret court, "à l'anglaise", d'une couleur variable selon les armes.

Son histoire remonte à 1889. A cette époque, le béret alpin est officialisé et le port dans les unités françaises commence à se généraliser. Pendant l'entre-deux guerres, le béret en laine kaki sert à distinguer les troupes en service sur la Ligne Maginot.

Suite à la libération des départements et protectorat d'Afrique du Nord et au renouveau de l'armée en 1943, de nouvelles unités sont créées et cherchent à se distinguer par la coiffure : bonnet de police de tradition (officialisé par un décret de 1946) pour l'armée traditionnelle, béret pour les unités ayant une spécialité particulière (parachutistes, chars de combat, commandos).

En 1948, les troupes parachutistes se distinguent par la couleur de leur coiffe : rouge pour les coloniaux, bleu roi pour les métropolitains et vert pour les légionnaires.

Aujourd'hui, il n'existe plus que deux formes de bérets et quatre coloris : bleu foncé TTA (toutes armes), amarante ou "rouge" (parachutistes hors légion), bleu roi (Aviation légère de l'armée de Terre) et vert légion (Légion étrangère).

Le béret est porté avec les tenues de catégorie 3, c'est-à-dire celles portées par les militaires du rang lors des cérémonies et des prises d'armes et par les cadres sous les armes lors de l'encadrement de la troupe.

L'insigne métallique de béret possède un diamètre de 44 mm. Celui de la poste aux armées (devenue poste interarmées) se compose d'un huchet de maître des postes suspendu à un glaive.



Béret bleu foncé TTA avec insigne de la poste aux armées
(Fabricant LAULHERE - Pointure 56 - 1979)



Insigne métallique de béret de la poste aux armées




Lieutenant et capitaine de la poste aux armées des Forces françaises
en Allemagne en treillis modèle F1 portant le béret avec insigne de 
service sur support plastique gris (couleur de tradition du service)